Dissection d’une souris pour joueurs Leave a comment

Si vous êtes ici, c’est parce que vous êtes curieux à propos de notre souris, le Dragon Slayer. Vous vous demandez comment c’est fabriqué, comment çà marche et s’il est capable de rivaliser avec les meilleures souris du marché. Eh bien vous ne serez pas déçu. Voici le désossage et explication sans blabla marketing du Dragon Slayer, la toute première souris créée par nos soins.

Design de la coque

Commençons par la coque, après tout c’est la première chose que vous voyez et que vous touchez. Comme vous pouvez le voir, la coque est de forme semi ambidextre seulement. Semi ambidextre parce que les raccourcis se trouvent sur la tranche gauche et ne sont adaptés qu’aux droitiers.

La coque est moulé dans du plastique ABS puis recouvert par un revêtement soft touch. Sur le côté, vous noterez l’absence de grip en caoutchouc ou en silicone.

On a fait ce choix de manière purement objectif. Les grips entrées de gamme, en caoutchouc que vous pouvez retrouver sur beaucoup de souris, se détériorent en moyenne au bout d’un an. Les grips en silicone, d’une qualité un peu supérieur se détériorent au bout d’un an et demi. Dans certains cas, les grips tombent simplement de la souris, à cause d’une colle de mauvaise qualité ou d’un environnement peu favorable…

Utiliser un revêtement soft touch permet d’éviter ce genre d’embarras. Le soft touch ne s’use pas. En revanche, le revêtement soft touch a son propre point faible : le gras. Les polymères utilisés dans ces revêtement réagissent chimiquement avec le sébum produit par la peau humaine et à tendance à se dégrader au fil du temps. On est encore à la recherche d’une solution pour remédier à ce problème.

Passons sous la souris. Sous la souris, vous remarquerez deux patins. Ce sont des patins en téflon. Classique, durable, bonne glisse, ces patins durent en moyenne 250 km sur un tapis en microfibre, on fournit une paire en extra pour porter l’endurance à 500km. Les patins en téflons sont fixés à la souris avec de l’adhésif 3M double face. Classique et efficace.

Vous noterez qu’au fur et à mesure que les patins s’usent, la précision diminuera. C’est normal. Le calibrage de la distance entre le capteur optique et le tapis de souris est très précis. La tolérance d’un capteur haut de gamme comme celui que vous trouvez sur notre souris est de +/- 0.15 mm. Donc si jamais vous voyez passer une publicité vous proposant “d’améliorer la glisse en collant des patins en céramique dessous”, oubliez cette idée. Vous risquez de ruiner tous les efforts qu’on a fait pour installer un PMW 3360. Nous sommes en train de re développer une base pour notre souris avec une intégration parfaite des patins en céramique.

Bien, enlevons maintenant les patins. Vous remarquerez en dessous 5 vis cruciforme. Ces 5 vis retiennent la partie supérieure de la souris avec la partie inférieure. Une fois enlevée, on peut ouvrir.

Intérieur de la souris

Vous le remarquez tout de suite, la coque se sépare facilement, et on obtient deux parties. La base, qui comme vous pouvez le remarquer à été spécialement retravaillé par les ingénieurs de notre usine Chinoise pour y intégrer le capteur et la partie supérieure.

Et la partie supérieure possède un poids, c’est un poids de 10 grammes. Pourquoi avons nous lesté la souris alors que la tendance est aux souris ultra légères? En l’absence de poids, il semblerait que le centre de gravité de la souris se situe vers l’avant et donne la sensation qu’elle fuit vers l’avant. En lestant la souris, on fait légèrement reculer le centre de gravité. Il semblerait cependant que c’est un choix purement subjectif.

Passons maintenant au circuit imprimé. Si on compare notre souris à l’AK 47, c’est bien à cause de sa simplicité. C’est le secret même de sa fiabilité et de sa réparabilité.

Là où chez certaines marques le circuit imprimé se sépare en 2/3 niveau, la notre garde une simplicité enfantine.

En bleu, vous trouverez des switches Huano, certifiés pour 20 millions de frappes. Choix assez bizarre quand on sait que 95% des constructeurs sur le marché préfèrent les Omron. En fait, il y’a deux raisons à ce choix.

Première raison : on a eu l’occasion de faire tester 3 types de switches dans différents prototypes à un petit groupe de 25 joueurs, en double aveugle. (C’est à dire que ni la personne qui tendait la souris, ni la personne qui recevait ne connaissait le type de switches dedans )

Les Omron 20M, les Omron 50M et les Huano 20M.

D’une manière assez surprenante, 10 joueurs ont préférés les Huano 20M, 5 les Omron 50M et 5 les Omron 20M, tandis que les 5 restants ne ressentaient aucune différence.

Peut être que l’échantillon n’était pas significatif, mais à l’avenir quand notre start up aura un peu plus de moyens, on fera des tests à plus grande échelle.

La seconde raison, c’est sur les conseils de notre fabricant. Ils ont notés que sur les souris équipés de switches Huano, 0.7% étaient retournés à cause de switches défectueux, contre 0.8% sur ceux équipés de switches Omron. Pour l’instant, on ne sait pas si c’est significatif à notre échelle, mais pour un fabricant qui assemble 100 000 souris par an, avoir une centaine de réclamation en moins est toujours une bonne chose.

En noir, ce sont des switches Kaihl. Là où les Huano sont certifiés pour 20M de clics, les Kaihl sont certifiés pour 3M de clics. Ce sont des switches secondaires, on s’attend à ce qu’ils ne soient pas autant sollicités que les switches principaux. Comme vous pouvez le constater, ces switches sont installés sur une armature en plastique.

L’installation des switches sur une armature en plastique permet d’éviter de scinder la carte mère en deux. Ce qui permet non seulement de réduire les coûts de fabrication mais aussi de simplifier la structure interne, en plus de rendre plus facile la réparation (une seule carte mère à changer au lieu de deux cartes mères reliés par un fil ).

Juste au milieu, nous avons le coeur de la bête. Le fameux Pixart PMW3360. Ce capteur est le deuxième meilleur capteur du marché.

Le meilleur capteur, c’est le PMW 3389. Il possède une capacité de tracking de 450 IPS (10 m/s ) et peut suivre des accélérations jusqu’à 50G. C’est le capteur qu’on trouve dans les souris haut de gamme à 70€ et plus.

Le second meilleur capteur du marché, c’est le PMW 3360, celui là même qui équipe notre Dragon Slayer. La capacité de tracking officielle est de 250 IPS (6 m/s ), même si d’après nos tests en interne, elle est plutôt de 300 IPS ( 7.5 m/s ). Il semblerait que la vitesse maximale supportée par la souris dépend de la surface sur laquelle elle est utilisé. Le PMW 3360 peut aussi suivre des accélérations de 50G.

Le 3360 est en réalité un capteur ultra répandu. Je veux dire par là que le 3366 utilisé par logitech, le “Owl Eye” de Roccat et sans doute bien d’autres marques sont en fait des 3360 rebadgés, avec quelques customisations apportés. Dans la pratique, il n’existe aucune différence de ressentis.

Et bien entendu, c’est un capteur 1:1.

Passons au suivant. Le contrôleur de la souris. Je pense que vous avez déjà deviné, on ne se contente pas de mettre un capteur et de brancher le tout à l’ordinateur. Il y’a en réalité une puce qui fait l’interface, qui traduit

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